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Des défis planétaires, des enjeux capitaux

Les transformations de l'azote dans le sol

L'azote subit des transformations. En fonction de la forme chimique del'azote épandu, rendement et qualité pourront varier.

L'azote sous forme nitrique : le nitrate

Le nitrate (NO3-) est facilement absorbé par les plantes en fortes proportions et directementdisponible à la différence de l’urée et de l’ammonium. Le nitrate est très mobile dans le sol et atteint rapidement les racines des cultures. L’apport d’azote sous forme d’ammonitrate constitue ainsi une source instantanée de nutriment.
Chargé négativement, l’ion nitrate est souvent accompagné d’autres nutriments tels que  le calcium (Ca++) , le magnésium (Mg++) ou le potassium (K+).
Il  est important de noter que l’essentiel de l’azote minéral dans le sol, qu’il soit appliqué sous forme d’urée, d’ammonium ou de nitrate, terminera sous forme de nitrate avant son absorption par la plante. En appliquant directement de l’azote sous forme nitrate, on évite les pertes résultant de la transformation de l’urée en ammonium puis de l’ammonium en nitrate.

L'azote sous forme ammoniacale : l'ammonium

L’ammonium (NH4+) n’est absorbé directement par la culture qu’en faible quantité. Chargépositivement, le cation ammonium se fixe sur les  minéraux du sol et est moins mobile que l’ion nitrate (NO3-).
Par conséquent, les racines doivent être proches de l’ammonium pour l’absorber. La majeure partie de l’ammonium est transformée en nitrate par les bactéries du sol. Le processus de nitrification  dépend de la température et nécessite entre une et plusieurs semaines. L’ammonium constitue le nutriment azoté préférentiel des microorganismes du sol. Une fraction de l’ammonium est immobilisé par la microflore du sol  sous  forme de biomasse microbienne et de matière organique et sera reminéralisé à plus ou moins longue échéance.

La forme uréique : l'urée

Lesracines des plantes n’absorbent pas directement l’azote uréique en quantité significative. Avant d’être absorbée, l’urée doit être préalablement hydrolysée en ammonium par les enzymes du sol, ce qui prend entre une journée et une semaine selon la température et nécessite une humidité minimale.
Le devenir de l’ammonium provenant de l’hydrolyse de l’urée est différent de celui de l’ammonium issu d’un apport direct d’ammonitrate. En effet, l’hydrolyse de l’urée induit temporairement une très forte augmentation de pH dans le voisinage immédiat du granulé d’engrais,  L’équilibre physico-chimique entre ammonium (NH4+) en solution dans le sol et l’ammoniac (NH3) gazeux est déplacé au profit de ce dernier et par conséquent aboutit à des pertes d’azote par volatilisation d’ammoniac. Ces pertes qui peuvent être conséquentes sont la raison principale de la plus faible efficacité de l’azote uréique souvent observée. C’est aussi une des raisons pour lesquelles il est recommandé d’incorporer l’urée au moment de l’épandage dans la mesure du possible. A long terme, l’urée comme les autres sources d’azote ont un effet acidifiant sur le sol.

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Transformations dans le sol