France

Des défis planétaires, des enjeux capitaux

Améliorer l'utilisation des engrais

Les effets environnementaux négatifs des engrais minéraux ou organiques ne sont pas liés à leur nature ; ils résultent uniquement des pertes d’azote. Quand celles-ci sont minimisées, les impacts sur l’environnement le sont également.

Epandage

Réduire la volatilisation ammoniacale

Des pertes d'ammoniac se produisent au cours de l'épandage des engrais. Selon les inventaires européens, l'agriculture est responsable de 94% des pertes totales d'ammoniac. Les effluents d'élevage représentent l'essentiel de ces émissions mais près de 20% proviennent des engrais minéraux.La volatilisation ammoniacale est aussi une nuisance environnementale significative. Il est reconu de longue date que l'urée et la solution azotée subissent des pertes par volatilisation supérieures à l'ammonitrate.

Lutter contre le réchauffement climatique

La production, le transport et l'utilisation des engrais azotés minéraux contribuent directement ou indirectement à l'émission de gaz à effet de serre (GES). Les engrais azotés augmentent les rendements et réduisent la nécessité de mettre en culture de nouvelles terres, évitant ainsi des émissions importantes de GES liées à la déforestation. L'analyse du cycle de vie des engrais quantifie les émissions et absorptions de GES au cours de chacune des étapes de la "vie" d'un engrais : de la production en passant par le transport, le stockage, l'épandage et l'utilisation par les cultures. Elle permet une meilleure identification des améliorations possibles du bilan carbone global.

Contrôler le lessivage des nitrates

L’augmentation des teneurs en nitrates des nappes et des eaux de surface résulte des pertes d’azote. La Directive Européenne de 1991 a fixé la limite à 50 mg de nitrate par litre.
Le lessivage du nitrate est indépendant de la forme d’azote utilisée. Il peut avoir pour origine les engrais minéraux, les effluents organiques ou même la matière organique du sol. Il survient quand le sol est saturé en eau. L’essentiel des pertes de nitrates dans les eaux survient en hiver et donc l’objectif principal  est de minimiser la quantité d’azote minéral en fin de culture. Pour les céréales d’hiver par exemple, le risque de lessivage post-récolte n’augmente significativement qu’au-delà de la dose d’azote optimale.

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