En mai 2007, le centre de recherche de Yara à Porsgrunn en Norvège dévoile une technologie environnementale permettant de réduire considérablement les émissions de N2O des usines d’acide nitrique.
Cette nouvelle technologie est le fruit de plus d’une décennie de R&D et d’un investissement d’environ 20 millions de dollars. Au moment de cette annonce, Yara avait déjà installé des catalyseurs de réduction des N2O dans sept usines en Norvège, en France et en Italie. La société a également annoncé qu’elle installerait cette technologie dans toutes ses usines d’acide nitrique dans les années à venir. Les résultats montrent que d’ici fin 2008, l’emploi de catalyseurs réduirait les émissions de gaz à effet de serre des usines d’acide nitrique de Yara d’environ 50 %. A long terme, on espère que ce chiffre puisse atteindre 70-90 %.
La méthode de composition et de production du catalyseur reposait sur un processus exclusif de catalyse à haute température et des pastilles de cobalt et d’oxyde de cérium. Ces pastilles ont une durée de vie minimum estimée de trois ans et aucun effet indésirable sur le processus de production. Les oxydes nitreux sont réduits en azote et en oxygène, et ne contiennent aucune substance nocive.
La meilleure technologie qui soit
La technologie de réduction catalytique de Yara a été brevetée et un accord commercial a été signé avec Johnson Matthey Plc, Noble Metals pour la mettre à disposition de l’industrie chimique. Des technologies concurrentes existent mais la solution de Yara est considérée comme la meilleure car elle peut être mise en œuvre dans toutes les installations existantes sans affecter le rendement ou l’efficacité énergétique. Si la technologie était installée dans les 100 usines d’acide nitrique en Europe, les économies de gaz à effet de serre pourraient représenter 30 millions de tonnes d’équivalent CO2. La mise en œuvre de cette technologie à l’échelle mondiale doublerait cette réduction qui pourrait atteindre 75 millions de tonnes d'équivalent CO2.
Ces nouveaux catalyseurs de N2O ne constituent que la dernière technologie en date mise au point par Yara dans le domaine de la réduction des NOx. NOxCare (précédemment Reduktan) était initialement utilisé par Yara dans ses propres usines d’acide nitrique, mais son emploi s’est aujourd’hui généralisé à diverses applications industrielles – notamment les centrales électriques et les navires. Air1, une solution d’urée non toxique, est conçue pour atténuer les autres principales sources de NOx – les moteurs à combustion dans véhicules industriels.
A l’annonce de cette nouvelle technologie, le CEO et président de Yara, Thorleif Enger, a déclaré : « Les problèmes environnementaux, tels que le réchauffement climatique, constituent l’un des problèmes majeurs auxquels est confrontée notre planète aujourd’hui. Chez Yara, nous savons que nous pouvons et que nous devons jouer un rôle décisif dans la résolution de ces problèmes. Nous avons donc fait de la réduction des gaz à effet de serre une de nos priorités, dans la droite ligne de notre stratégie visant à limiter l’impact environnemental de nos activités. »