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En norvégien, Yara signifie une bonne récolte et une bonne année

Mettre le pain sur la table

La cuisine française, italienne, belge… Des ingrédients de la plus haute qualité, une nourriture raffinée et en abondance. L’Europe est devenue le paradis des gourmets. Hydro est l’un des plus grands fournisseurs d’informations pour le marché de l’agroalimentaire en Europe et prodigue à ses clients des conseils de nutrition des plantes et agronomiques.

Water on field

L’Europe n’a pas toujours été une corne d’abondance en matière de nourriture. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, la pénurie frappait, notamment alimentaire. Les gouvernements avaient défini deux priorités : assurer la sécurité alimentaire des populations et remettre l’industrie sur les rails. Hydro contribua à atteindre ces deux objectifs tout en asseyant sa position décennie après décennie.


Il était clair que l’industrialisation devrait se faire au détriment du secteur agricole, les employés agricoles devant venir grossir les rangs des travailleurs industriels ; l’agriculture devrait alors faire de plus en plus recours aux machines agricoles, à des outils sophistiqués et à des produits de nutrition des plantes évolués.


Un accroissement de la production alimentaire serait également synonyme d’une baisse des prix des denrées alimentaires pour les consommateurs. La Communauté Européenne (aujourd’hui l’Union européenne) fut créée et l’idée d’une organisation supranationale du marché agricole commença à poindre. Cette idée aboutit à la mise en place de la Politique Agricole Commune (PAC).


Les objectifs de cette politique furent définis clairement dans le Traité de Rome  : augmenter la productivité agricole, assurer un niveau de vie équitable aux agriculteurs, stabiliser les marchés, assurer l’approvisionnement alimentaire, assurer des prix raisonnables aux consommateurs.


La PAC est devenue un outil de plus en plus important pour l’agriculture en Europe occidentale. Une plus grande autosuffisance entraîna d’importants surplus, et à partir du milieu des années 1980, la politique préconisa une réduction de la production, des subventions et de l’impact environnemental.

Hydro reste optimiste
L'avenir semblait incertain pour l’industrie européenne des engrais. De nombreux producteurs ont vu leurs profits chuter et ont dû réagir en mettant en place des mesures d’amélioration du rendement.


Hydro est présent sur le marché depuis le début du siècle et adopte une stratégie offensive au cours des années 1980 et 1990. C’est ainsi dans les années 1980 que Hydro devient le premier producteur d’engrais minéraux en Europe par le biais d’une série d'acquisitions, de mesures stratégiques et de la construction de nouvelles usines.

Le leader européen
En 1979, Hydro rachète la société néerlandaise NSM, et deux ans plus tard acquiert une participation de 75 % dans Supra AB en Suède. En 1982, la société rachète la société Fisons en Angleterre et acquiert une participation majoritaire dans Korn- og Foderstofkompagniet au Danemark. En 1985, Hydro rachète l’allemand Veba. Un an plus tard, Hydro acquiert 80 % de Cofaz, société française spécialisée dans les engrais. A partir de 1989, un nombre croissant d’activités de commercialisation de Hydro en Europe Occidentale passe sous la coordination d’une nouvelle entité installée à Bruxelles.

D’importantes sommes sont investies dans le rachat d'usines mais au final, le plus gros investissement de Hydro concerne la modernisation des usines existantes et la construction d’usines nouvelles. Cette politique d’investissement a permis à Hydro de devenir leader du marché en Europe occidentale.


Dans le même temps, les activités de Hydro dans le secteur des engrais se développaient hors d’Europe. L’expansion de la société passa par la création de filiales, de bureaux de vente et de terminaux.


Trygve Refvem devient directeur de l’activité engrais de Hydro en 1988. A cette époque, la plupart des grandes acquisitions avaient déjà été réalisées. Hydro s’efforçait alors de faire fonctionner ces nouvelles unités au sein d’une même organisation afin d’augmenter la rentabilité, de réduire les coûts et de renouveler les usines les plus anciennes.

L’approche européenne
« Sur le court terme, nous aurions probablement gagné plus d’argent en réalisant des investissements financiers mais le profit à court terme n’était pas notre objectif premier », déclarait Refvem à l’automne

1990.


Il anticipa également le futur marché intérieur européen en 1993 : « A de nombreux égards, nous disposons déjà d’un marché paneuropéen. Le marché intérieur européen nous permettra de bénéficier de la libre concurrence et de nouvelles opportunités, par exemple en terme de distribution. Ces défis nécessiteront une approche résolument européenne », déclarait-il.

Les années 1990 constituèrent une nouvelle période d’ajustements et de changement, notamment en raison de l’effondrement de l’Union soviétique et de l’arrivée d’engrais à bas prix d’Europe de l’Est sur le marché de l’Europe de l’Ouest.

Hydro Agri maintient sa position dans l’Union européenne et poursuit son développement sur les marchés hors Europe, devenant le seul fournisseur d'éléments nutritifs pour végétaux et de services agronomiques sur les cinq continents.

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